« Une augmentation de 30% » : comment la canicule perturbe la production de tomates et fait grimper les prix cet été


Un ménage français consomme en moyenne 14 kg de tomates par an.L’été est la saison où l’on en achète le plus.Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », la journaliste Léa Kebdani décrypte les effets de la canicule sur la production et la commercialisation des tomates.

La tomate fait partie des stars de nos assiettes durant l’été. Surtout en France, où l’on en consomme en moyenne 14 kg par an et par ménage selon FranceAgriMer. Seulement, 2026 n’est pas une très belle année de récolte en raison de la canicule. « En région PACA, les tomates ont pris un bon coup de chaud cette année, pareil dans les Pays de la Loire », explique Léa Kebdani dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Seule la Bretagne, un autre berceau de production en France, a été légèrement épargnée.

Quelles sont les conséquences de la canicule sur la production de tomates ?

Contrairement aux idées reçues, les tomates ne mûrissent pas plus vite avec la canicule. Au contraire, elles ne deviennent pas rouges et restent vertes. Ce phénomène n’est pas sans conséquence sur le porte-monnaie. « Je vous ai ramené des tomates grappes qui sont censées être les moins chères sur le marché, on les trouve quand même à 2,90 euros le kilo, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année dernière », détaille la journaliste économique. Les tomates marocaines et espagnoles sont elles aussi touchées par cette augmentation.

Quelles variétés de tomates choisir ?

Étant donné que les prix des tomates rondes et grappes ont particulièrement augmenté cette année, Léa Kebdani conseille de se tourner vers des variétés plus anciennes. « D’autant plus que la période des mois d’août et septembre est idéale pour consommer des tomates anciennes », précise-t-elle. Si elles sont plus chères, elles sont généralement plus charnues et plus goûtues. Cœur de bœuf, verte zébrée, marmande, ananas, noire de Crimée… : les variétés de ces tomates anciennes ou côtelées ne manquent pas. Il faut cependant compter environ six euros le kilo pour ce type de tomates. « Ce sont des récoltes qui sont plus fragiles », relève la chroniqueuse.

Il reste également nos amies les tomates cerises, qui représentent à elles seules 20% de la consommation globale de tomates en France. Pour inciter à en consommer des françaises, des producteurs ont lancé des barquettes à 1,29 euros qui mettent en avant la filière française. Pour faire des économies et payer le producteur en direct, vous pouvez aussi aller dans des cueillettes près de chez vous.

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