L’excès d’humidité fait partie des problèmes courants rencontrés dans une habitation. Il peut avoir plusieurs causes, qu’il est nécessaire d’identifier en amont pour pouvoir appliquer des solutions efficaces. Nous vous donnons nos conseils pour retrouver une maison saine dans cet article.
Les symptômes d’un excès d’humidité dans la maison
Si votre habitation connait un excès d’humidité, vous le remarquerez en faisant différentes observations.
- La présence de moisissures. Elle peut former des taches vertes ou noires sur les murs, au plafond, derrière les meubles ou dans les placards. Elle peut apparaître dans une pièce en particulier ou bien dans tout le logement. Pour sa part, le salpêtre est une accumulation de sels minéraux qui forment des amas blancs sur les murs ou sur la pierre.
- Des suintements au niveau des murs ou du sol.
- Le papier peint qui gondole ou se décolle.
- La peinture qui s’écaille, les enduits qui s’effritent.
- Les plinthes qui se déforment.
- Les métaux qui présentent des traces de corrosion.
- De la buée (condensation) régulièrement présente sur les vitres et les miroirs.
- Une odeur de renfermé, de moisi, qui se dégage d’une pièce ou du logement entier.
- Les textiles humides, le linge qui sèche mal, même sur plusieurs jours.
Un excès d’humidité a plusieurs conséquences néfastes. Il peut générer des odeurs désagréables, favoriser certaines allergies avec le développement d’acariens ou de champignons, mais aussi accélérer la dégradation des matériaux (peintures, revêtements, bois…). Un excès d’humidité peut favoriser le développement de pathologies respiratoires chez les membres du foyer, mais aussi les douleurs articulaires. C’est donc un problème impactant autant la qualité de vie que la santé.
L’humidité peut venir :
- de la condensation ;
- d’infiltrations (dans les murs, au niveau de la toiture…) ;
- de remontées capillaires (surtout au niveau des sols de garages, caves, celliers, etc.).
Vous pouvez utiliser un hygromètre pour mesurer le taux d’humidité dans votre logement. Idéalement, le taux d’humidité doit avoisiner les 50% et ne pas dépasser 65%. A l’inverse, un taux d’humidité en dessous de 45% indique un air trop sec.
N° 1 : bien gérer l’aération
C’est le réflexe n°1 à prendre tous les jours pour assainir l’air de la maison et favoriser l’assèchement. Il peut paraître contradictoire d’aérer lorsqu’il pleut ou qu’il fait froid en hiver. Pourtant, une dizaine de minutes vont suffire à renouveler l’air intérieur, ce qui limitera la stagnation d’humidité.
En toute saison, pensez donc à aérer votre logement au moins une fois par jour le matin. En été, aérer va aussi permettre de rafraîchir l’air ambiant. En hiver, pensez simplement à éteindre les chauffages (ou à utiliser l’option fenêtre ouverte proposée par certains modèles) le temps d’ouvrir vos fenêtres, afin d’éviter les surconsommations d’énergie. Aérer permet aussi d’éviter les excès de monoxyde de carbone dans l’air (engendrés par la combustion incomplète de gaz ou de bois notamment), qui peuvent se révéler dangereux.
Dans les pièces d’eau, notamment les salles de bain et les cuisines, il est conseillé d’aérer encore plus régulièrement : après chaque douche ou après une longue cuisson. Et ce, même en présence d’une VMC ou d’une hotte permettant déjà une bonne circulation de l’air.
N° 2 : installer et entretenir la VMC
La VMC (ventilation mécanique contrôlée) est un système qui permet de favoriser l’aération de la maison, en évacuant les mauvaises odeurs, l’humidité ou même certains produits polluants tels que les solvants. C’est un système autonome, qui ne demande que quelques gestes d’entretien réguliers (dépoussiérage, nettoyage des filtres, vérification de l’état du moteur…) pour fonctionner efficacement.
La plupart des logements à partir des années 80 sont équipés d’une VMC. Les VMC double-flux assurent les meilleures performancesen limitant les déperditions d’air chaud en hiver.
N° 3 : veiller à la bonne isolation de la maison
Pour éviter le développement de l’humidité, tout comme pour limiter la déperdition de chaleur, une bonne isolation du logement est primordiale.
Cela passe par plusieurs gestes :
- vérifier régulièrement l’état des joints et les remplacer au besoin, notamment au niveau des éviers, des douches et des fenêtres ;
- reboucher les fissures éventuelles dans les murs ;
- privilégier si possible le double vitrage pour les portes et fenêtres, ou bien installer d’épais rideaux et chiens de porte ;
- isoler davantage les murs et les toitures ;
- nettoyer les gouttières et goulottes extérieures, qui peuvent bloquer l’écoulement de l’eau et favoriser le développement d’humidité ;
- réparer les fuites ou les infiltrations ;
- etc.
N° 4 : assécher l’air avec un déshumidificateur
Si malgré ces conseils, votre maison reste sujette à des excès d’humidité, vous pouvez investir dans un déshumidificateur. Ces appareils permettent d’absorber l’humidité d’une pièce en récupérant l’excès d’eau présent dans l’air ambiant. Il en existe de nombreux modèles, plus ou moins grands selon la taille de la pièce concernée, plus ou moins sophistiqués et à tous les prix. Vous en trouverez facilement sur internet et en magasins de bricolage.
En cas de gros problèmes d’humidité, il existe aussi des centrales d’assèchement, installables sur tous types de murs.
Nous vous conseillons, en parallèle, de faire appel à un professionnel pour identifier les sources d’humidité et de procéder éventuellement à des rénovations ou à des travaux.
D’autres petits gestes qui limitent les excès d’humidité
Des gestes complémentaires pourront aider à faire baisser le taux d’humidité de la maison.
- Si vous le pouvez, faites sécher votre linge en extérieur. Si ce n’est pas possible, utilisez un sèche-linge ou aérez la pièce dans laquelle le linge est stocké plus régulièrement.
- Lorsque vous cuisinez, couvrez les casseroles, poêles et autres marmites pour limiter l’expulsion de vapeur d’eau. Utilisez la hotte.
- Maintenez le logement à température ambiante, mais évitez les excès. On considère généralement qu’une température de 19 °C dans les pièces de vie est idéale. Elle peut même être abaissée dans les chambres d’adultes.
Parmi les gestes à éviter, ne recouvrez pas une zone humide en pensant favoriser son assèchement, par exemple avec du lambris, un papier peint imperméable ou un autre revêtement étanche. Cela ne règlera pas le problème à la source, va limiter encore l’aération naturelle et causera donc davantage de dégâts au fil du temps.
Enfin, il existe quelques astuces de grand-mère, comme l’utilisation de sel, de bicarbonate de soude ou de charbon. Si ces techniques ont l’avantage d’être naturelles et peu onéreuses, elles ne fonctionneront que pour un problème d’humidité limité et peu intense. Surtout, elles ne régleront pas la cause du problème.
